NE PAS OUVRIR

Production :
Type : Fiction
Production : Image Mouvement
Délégué de production : Gilles Boussion
Réalisation : Raphaël Patrice
Scénario : Raphaël Patrice
Chef Opérateur : Nicolas Blanchard
Image : Vincent Clap
Ingénieur du son : Christophe Sudan
Montage : Raphaël Patrice
3D : Rémi Tagliamonte
Mixage, Musique : Christophe Sudan, Aurélien Foray Patrice, Coda Prod.
Décors : Florence Gary
Casting : Vincent Tessier, Nathalie Fort, Francisco Cabello, Cédric Leblanc, Laurent Dubarry
Format : Dv pal 16/9e
Durée : 32 mn
Synopsis :
Pierre, étudiant en thèse, travaille comme gardien de nuit à la centrale nucléaire durant l’été. Le poste est calme, ce qui lui permet de se plonger dans la rédaction de sa thèse qu’il doit rendre à la rentrée. Tandis que la routine s’installe peu à peu, la porte qu’il doit garder l’interroge ; il ne sait pas ce qui se trouve derrière ! Plus avance l’été, plus la porte commence à l’obséder étrangement...
Note d'intention :
Ne Pas Ouvrir est un film qui plonge le spectateur dans l’univers du gardiennage et de la sécurité, en l’amenant peu à peu vers le fantastique. Le film repose sur une chute, une résolution partielle de l’intrigue.
Ne Pas Ouvrir est un film presque documentaire sur l’univers de la sécurité, à travers la vision forcément décalée d’un étudiant en cinéma, ce qui créé des scènes pleines d’humour qui entrecoupent ponctuellement la pression constante.
Pour le traitement filmique, nous avons fait le choix de tourner sur un support numérique pour que le grain numérique créé une ambiance froide, plus réaliste, se rapprochant de l’image documentaire : l’effet recherché est que le spectateur s’identifie rapidement au personnage, et s’interroge à son tour sur cette fameuse porte.
La photographie est particulièrement importante pour ce film, posant l’ambiance générale et attirant le spectateur dans l’intrigue. Ainsi, l’accent a été mit sur le travail de la lumière, permettant de basculer de la froide réalité à la chaleur des fantasmes de Pierre. De même, un important travail d’étalonnage à été fait en postproduction pour personnaliser l’image du film.
Le cadrage alterne des plans sobres et de lents travellings qui traduiront l’état d’esprit de Pierre face à sa thèse à rédiger et son travail à effectuer, et des plans courts et dynamiques qui illustrent les séquences animées de l’intrigue, tel que les fantasmes ou les instants de détente de Pierre.
A travers un partenariat avec le studio Coda Prod (association loi 1901), tout le travail au niveau du son a été soigneusement préparé. Le son est enregistré en prise directe, et les diverses ambiances sonores ont été travaillées en studio, en postproduction. Une attention toute particulière a été apportée aux nombreuses voix-off qui jalonnent le film. Coda Prod s’est engagée dans la réalisation d’une bande originale sonore pour le film, rajoutant grandement à l’ambiance générale et au dynamisme des actions.
Le montage joue sur la pression montante du personnage et sur la tension générale du film, accentuant un cadrage de plus en plus fermé, de manière hitchcockienne. Ce personnage, auquel s’assimile le spectateur, s’entraîne dans ses propres peurs, s’y enferme, s’y conforte, pour ne plus pouvoir en revenir. La fin dévoile le mystère sans le révéler. A la fin, le spectateur sait déjà ce qui va arriver à ce remplaçant naïf, ce qui termine le film sur une touche un peu cruelle où le spectateur est devenu complice à son tour.
- Haut de page -
|